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Familles, handicap et Église Inclusive

Accessibilité et inclusion

30 octobre 2020

Participer à une communuaté de croyants et à ses célébrations, un droit pour tous. Nous parlons de noter acceptation à être Eglise, assemblée convoquée dans l’écoute, et non club de gens qui se ressemblent. Les soucis d’escaliers, d’acoustique et d’installations sanitaires sont des problèmes de moyens, pas d’objectifs.

À n’en pas douter, si l’on faisait ensemble une sorte de liste à la Prévert de ceux que l’Évangile, la Bonne nouvelle du Christ mort et ressuscité appelle, convoque, remet debout, nous dirions ensemble, à haute et intelligible voix, que l’Évangile convoque : des gens aussi ordinaires que l’étaient les douze disciples, des hommes et des femmes qui ont l’air tellement différents (Samaritains, officiers romains, villageois) et pourtant si semblables par le souci qu’ils portent à un enfant malade, handicapé, faisant des crises, comme mort, muré en lui…

L’Évangile convoque les enfants (« petits d’entre les petits » à l’époque de Jésus), des hommes et des femmes de toutes destinées, du vieux docteur de la loi philosophe à celles qui échappent de justesse à la lapidation.

Vivre ses convictions, une vraie difficulté

Nous en conviendrions alors ensemble : l’Évangile convoque chacun ! Une conviction forte.

Les réformateurs l’ont traduite ainsi : l’Église, c’est l’assemblée convoquée par Dieu et rassemblée dans l’écoute de cette Bonne Nouvelle qui met debout, qui invite à vivre en cohérence avec cette confiance reçue de Dieu. À n’en pas douter, tels sont nos souvenirs de catéchisme, nos convictions profondes. Mais quand il faut traduire ces convictions en façon de vivre l’Église, c’est vraiment beaucoup plus difficile. Vraiment.

Est-ce de la responsabilité des personnes présentes dans les activités de l’Église locale, ces personnes qui ont répondu « Présent ! » à l’appel de Dieu ?

Parmi ces fidèles au culte, dans les groupes de partage biblique, à la chorale, au catéchisme et à l’école biblique, dans l’équipe d’accueil, dans celle du journal, dans le groupe de bricolage, dans celui qui prépare les fêtes, n’y a-t-il aucune personne en situation de handicap ? C’est peut-être qu’il n’y a aucune personne en situation de handicap dans le territoire. Aucune personne en situation de handicap ou aucun proche de personne handicapée convoquée par Dieu sur tout un territoire ?

Devenir une communauté attentive aux personnes handicapées

Retournons notre raisonnement. Changeons notre regard. Mettons notre énergie collective non à chercher un coupable mais, doucement ou d’un coup, à faire bouger notre façon de vivre l’Église localement pour que les personnes en situation de handicap et/ou leurs proches osent entrer. Comme le dit Johan Smit dans le livre Église et handicap mental, manuel d’aide à l’inclusion1, la présence dans nos paroisses de personnes handicapées « constitue une chance unique de nous interroger sur des évidences tout en donnant une nouvelle forme et un nouveau contenu aux activités de l’Église locale. Ces personnes deviennent une bénédiction pour toute la communauté ».

1 Église et Handicap mental, manuel d’aide à l’inclusion, Johan Smit, Isabelle Bousquet, coédition FEP-Olivetan, 2019.

Isabelle Bousquet
pasteur EPUDF, Fondation John Bost

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