Méditation

Être des facilitateurs (Marc 4, 1–9)

05 janvier 2018

Merveille que cette parabole du semeur ! Ne nous dit-elle pas en substance que tout le monde a reçu la parole ?

Bord du chemin, sol rocailleux, épineux, terre riche. Bien sûr nous entendons comme d’habitude et fort bien, tout ce qui a empêché la semence de pousser. Pourtant, il est question aussi de la folle libéralité de ce semeur : on n’a pas idée aussi de semer ainsi n’importe où ! Mais sans doute n’a-t-il pas le souci de gâcher … et c’est tant mieux ! Parce qu’effectivement : là où ça pousse, c’est d’une incroyable générosité : à une époque où sans doute on ne récoltait que 10 à 12 grains pour un (on n’avait pas, au temps de Jésus, nos fameux intrants, et autres glyphosates, qui permettent au grain de se démultiplier d’une manière inouïe), pourtant, il promet une folle récolte : jusqu’à cent pour un ! De quoi faire bisquer Monsanto.

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Rendement

Ce texte donc me parle avant tout du rendement improbable de la Parole pour peu qu’elle rencontre une bonne terre. Mais qu’est-ce qu’une bonne terre ? Et d’ailleurs : au bord du chemin, si les oiseaux picorent, ne permettent-ils pas à la graine de s’en aller plus loin, préalablement munie d’un engrais naturel qui permettra un meilleur développement ? Quant aux graines dans la terre caillouteuse ou plantée d’épines, je ne parierais donc pas non plus forcément sur leur disparition à tous les coups. Il suffit d’un peu plus d’eau, ou de sa capacité à pousser à l’ombre d’autres. Plusieurs éléments extérieurs peuvent ainsi agir conjointement pour contribuer à l’émergence et à la croissance de la graine :

- La force intrinsèque de cette graine – Parole distribuée avec prodigalité ; c’est l’action de l’Esprit ;

- La qualité de la terre qui la reçoit ; fruit d’un persévérant travail en profondeur ;

- L’intervention extérieure, volatile, aquatique ou ombragée ; qui permettra à la graine de pousser malgré de prétendues mauvaises conditions initiales.

Nous pouvons donc, pour nous comme autour de nous, être de ces éléments facilitateurs … la Parole nous y invite !

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La parabole du semeur

Jésus commença de nouveau à enseigner au bord du lac. Autour de lui, la foule s’assembla si nombreuse qu’il dut monter dans un bateau. Il s’y assit. Le bateau était sur le lac et tous les gens, tournés vers le lac, se tenaient sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses sous forme de paraboles. Voici ce qu’il leur disait : 3 « Écoutez : un semeur sortit pour semer. Or comme il répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin ; les oiseaux vinrent et les mangèrent. 5 D’autres tombèrent sur un sol rocailleux et, ne trouvant qu’une mince couche de terre, ils levèrent rapidement parce que la terre sur laquelle ils étaient tombés n’était pas profonde. 6 Mais quand le soleil monta dans le ciel, les petits plants furent vite brûlés et, comme ils n’avaient pas vraiment pris racine, ils séchèrent. D’autres grains tombèrent parmi les ronces. Celles-ci grandirent et étouffèrent les jeunes pousses, si bien qu’elles ne produisirent pas de fruit. 8 D’autres encore tombèrent dans la bonne terre et donnèrent des épis qui poussèrent et se développèrent jusqu’à maturité, produisant l’un trente grains, un autre soixante, un autre cent. » Jésus ajouta : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Doris Ziegler,
Journal Échanges.

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