Confinement

« Le 22, à Asnières ? »

01 janvier 2021

Souvenez-vous des histoires drôles dont le téléphone était l’acteur principal : il avait même été envisagé des cultes téléphoniques !

Ça paraissait un peu fou : comment remplacer la communauté par des téléphones ? Une prédication par téléphone pouvait être mise en pause et le prédicateur ne mesurait plus la portée de sa parole. Dieu lui-même ne pouvait plus se faire entendre directement !

Et nous y voilà : le confinement nous fait regarder nos téléphones portables ou fixes d’un nouveau regard : j’attends un appel d’un proche, plusieurs se retrouvent pour un partage de nouvelles… Et oui, nous prions au téléphone !

Dans nos communautés urbaines, le téléphone est utilisé en des lieux définis ; peu ou trop. Peu parce que je rencontre mes voisins, mes collègues de travail ; trop comme ces ados qui viennent de se séparer et reprennent leurs conversations dès le coin de rue tourné. La démarche est identique dans les villages. Comme si on ne pouvait pas faire l’effort de marcher à la rencontre !

Mais au moment où la crise sanitaire ferme tous les lieux de rassemblement ou d’accueil, le téléphone reprend une nouvelle dimension : il est indispensable et tous les foyers en possèdent au moins un.

Des rendez-vous se préparent : cultes ou prières, échanges informels à deux ou plusieurs interlocuteurs. Ainsi la Fédération de l’entraide protestante permet régulièrement aux responsables des entraides et diaconats de s’informer sur leurs nouvelles stratégies d’aide, leurs réorganisations…

Les chaînes de l’amitié téléphoniques ne sont pas le propre des Églises, il s’en est organisé partout : professionnelles, familiales, communales, etc.

Le téléphone, un fil entre nous, en attendant le retour des déconfinements.

Martine Chauvinc-Chiffe
journal Réveil
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